Fatigué du gazon brûlé ? Ce couvre-sol reste parfait même par 40°C !

Michel Duchène
Michel Duchène
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Durant l’été passé, mon jardin offrait un aspect désolant, tout à fait semblable à un champ de bataille. La pelouse, jadis verdoyante et luxuriante, n’était plus qu’un vestige décoloré, devenant un tapis jaunâtre qui craquait sous mes pas. Trois semaines de forte chaleur avaient suffit à anéantir tous mes efforts d’entretien.

C’est alors que, lors d’une visite chez un ami paysagiste, j’ai été impressionné par son jardin verdoyant qui semblait défier la chaleur. Il m’a révélé son secret : le Dichondra Repens, un couvre-sol révolutionnaire adapté aux jardins méditerranéens, notamment pour les régions affectées par les sécheresses estivales.

Dichondra Repens : Une plante aux multiples atouts

Le Dichondra Repens, souvent surnommé « herbe-monnaie » ou « gazon d’argent », est une plante vivace rampant originaire d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Ce n’est pas une graminée classique comme le gazon traditionnel, mais un véritable couvre-sol avec de petites feuilles ribambelles en forme de rein. Sa capacité à résister à la sécheresse une fois bien établi est remarquable, tout en conservant une couleur verte éclatante même sous des températures élevées. Les feuilles, qui mesurent entre 1 et 2 cm de diamètre, forment un tapis dense d’une hauteur variant entre 5 et 10 cm.

Les feuilles du Dichondra Repens créent un tapis fashion qui ne passe pas inaperçu.

Les atouts indiscutables du Dichondra

Après avoir expérimenté cette plante dans une section de mon jardin pendant deux ans, je peux attester de ses nombreux bénéfices :

Résistance à la sécheresse sans égal

Le système racinaire du Dichondra pénètre profondément dans le sol, lui permettant d’extraire l’eau des couches les plus profondes. Bien établi en trois à quatre mois, il peut survivre à des périodes prolongées de sécheresse sans besoin d’irrigation. Au cours de la canicule de l’été dernier, alors que mon gazon traditionnel souffrait énormément, la zone où j’avais planté le Dichondra est restée verte, nécessitant seulement deux arrosages par mois.

Simplification de l’entretien

Avec le Dichondra, fini le temps de tonte ! Cette plante ne dépasse pas les 10 cm de hauteur, ce qui élimine la nécessité d’une tondeuse bruyante. Cela représente un gain de temps considérable et une baisse de l’empreinte carbone de votre jardin. Pour ma part, j’ai réalisé une économie d’environ 30 heures de tonte par an dans cette zone.

Confort au quotidien

Contrairement à de nombreuses alternatives au gazon que l’on pourrait envisager, le Dichondra procure une sensation agréable sous les pieds nus. Son tapis dense et moelleux invite à la détente et supporte le piétinement occasionnel. Mes enfants l’appellent même « le tapis magique » et préfèrent y jouer plutôt que sur la pelouse classique.

Entretien facile et rapide

Une fois établi, le Dichondra requiert un minimum d’entretien. Voici les principaux avantages :

  • Pas besoin de tonte régulière
  • Arrosage limité, même pendant les mois d’été
  • Fertilisation légère à prévoir une fois par an
  • Résistance naturelle à de nombreuses maladies

Un soutien à la biodiversité

Contrairement aux pelouses traditionnelles souvent perçues comme des « déserts verts », le Dichondra attire divers pollinisateurs grâce à ses petites fleurs blanches qui apparaissent au printemps. Depuis son installation, j’ai noté une augmentation significative de la population d’abeilles et de papillons dans mon jardin.

Comment implanter le Dichondra Repens dans votre jardin

La mise en place du Dichondra nécessite un brin de patience, mais les résultats finaux justifient cet investissement initial.

Sélectionner l’emplacement idéal

Le Dichondra prospère dans certaines conditions :

  • Exposition : mi-ombre à plein soleil (il tolère mieux la chaleur à mi-ombre)
  • Sol : bien drainé, légèrement acide à neutre
  • Zone climatique : résiste jusqu’à -5°C (zones USDA 8 à 11)

Dans mon jardin méditerranéen, il s’épanouit particulièrement bien dans les zones qui reçoivent du soleil le matin et de l’ombre l’après-midi.

Préparer le terrain

La préparation de la terre est fondamentale pour réussir votre projet :

  1. Éliminer totalement le gazon existant ainsi que les mauvaises herbes
  2. Travailler le sol sur une profondeur de 15 à 20 cm
  3. Incorporer du compost bien décomposé (environ 3 à 5 kg/m²)
  4. Niveler soigneusement la surface

Pour ma part, j’ai opté pour une bâche de paillage biodégradable avant la plantation, afin de minimiser la concurrence des adventices durant la phase d’installation.

Différentes méthodes de plantation

Trois méthodes s’offrent à vous pour implanter votre Dichondra :

Méthode Avantages Inconvénients Coût estimé
Semis direct Économique, offre une couverture uniforme Germination lente (14-21 jours), sensible au lessivage 15-20 €/100 m²
Plants en godets Établissement plus rapide, meilleur taux de réussite Plus coûteux, plantation plus laborieuse 80-120 €/100 m²
Plaques précultivées Résultat immédiat, installation rapide Coût élevé, disponibilité restreinte 200-300 €/100 m²

Pour mon propre jardin, j’ai choisi de planter des godets espacés de 30 cm dans les zones principales, tout en complétant par du semis entre les plants pour accélérer la couverture.

Essentiels de l’entretien post-plantation

Les premiers mois sont cruciaux pour établir le Dichondra :

  • Arrosage : maintenir le sol légèrement humide pendant 4 à 6 semaines
  • Désherbage : éliminer les adventices concurrentes de manière régulière
  • Protection : restreindre le piétinement jusqu’à ce que la couverture soit complète

J’ai constaté qu’un paillage léger entre les plants favorise considérablement la croissance en préservant l’humidité du sol.

Anticiper les défis potentiels

Comme toute plante, le Dichondra présente certaines difficultés qui nécessitent d’être anticipées.

Vulnérabilité au froid

Dans les régions où les températures descendent régulièrement sous -5°C, le Dichondra peut subir des dommages en hiver. Dans mon jardin, après un épisode de gel à -7°C l’hiver dernier, diverses zones ont été touchées, mais elles ont vite reverdi au printemps.

Solution : Dans les régions limites, privilégier les expositions protégées et envisager un léger paillage hivernal pour préserver les racines.

Croissance initiale lente

Il faut faire preuve de patience avec le Dichondra, car sa croissance initiale peut sembler moins rapide que celle d’un gazon traditionnel.

Solution : Planter plus densément au début (en disposant les godets à 20 cm au lieu de 30) et utiliser un engrais organique favorisant « l’enracinement » lors de la plantation.

Tolérance au piétinement limitée

Bien que le Dichondra résiste au piétinement occasionnel, une utilisation fréquente ou de jeux intensifs peut lui être préjudiciable.

Solution : Attribuer les zones à fort passage à dalles ou graviers, et réserver le Dichondra aux espaces de détente ou esthétiques.

Expériences et témoignages

Marie, une paysagiste du Var, utilise le Dichondra depuis plus de cinq ans : « C’est devenu ma solution préférée pour les jardins méditerranéens. Mes clients aiment particulièrement l’économie d’eau réalisée ainsi que son esthétisme qui reste impeccable même en plein été. »

Paul, jardinier amateur en région parisienne, partage : « J’ai substitué ma pelouse classique par du Dichondra il y a trois ans. Mon premier hiver fut difficile avec quelques pertes, mais depuis, c’est un vrai bonheur. Plus besoin de sortir la tondeuse chaque semaine et mon jardin reste vert même pendant les vagues de chaleur. »

Où acheter du Dichondra Repens de qualité ?

La qualité des semences ou des plants est primordiale pour la réussite de votre projet. Voici des sources fiables où vous pourrez vous procurer du Dichondra :

  • Pépinières spécialisées en plantes méditerranéennes
  • Jardineries ayant un rayon « alternatives au gazon »
  • Fournisseurs en ligne orientés vers les couvre-sols

Prévoyez un budget compris entre 8 et 12 € pour un sachet de 100 g de graines (suffisant pour environ 10 m²) ou 2 à 3 € par godet. Bien que l’investissement initial puisse paraître conséquent, il se révèle rapidement rentabilisé par les économies en eau et en entretien.

Analyse économique et écologique sur trois ans

Après avoir observé mon parcelle de 80 m² pendant trois saisons complètes, voici un bilan chiffré entre ma zone de Dichondra et une surface équivalente en gazon traditionnel :

Critère Gazon traditionnel (80 m²) Dichondra Repens (80 m²)
Consommation d’eau annuelle ~32 000 litres ~8 000 litres
Temps d’entretien annuel ~40 heures ~8 heures
Coût d’installation ~120 € ~240 €
Coût d’entretien sur 3 ans ~350 € (carburant, engrais, eau) ~120 € (principalement pour l’eau)

Le surcoût initial est amorti dès la seconde année, sans oublier le bénéfice en qualité de vie et l’impact positif sur l’environnement.

Face à des étés de plus en plus chauds et à des restrictions d’eau croissantes, le Dichondra Repens émerge comme une alternative pertinante et durable au gazon classique. Grâce à son esthétique unique, son faible besoin d’entretien et sa résistance exceptionnelle face à la sécheresse, il s’affirme comme un atout majeur pour les jardins de demain. Trois ans après mon premier essai, je planifie d’élargir progressivement son utilisation dans l’ensemble de mon jardin, convaincu par son efficacité et son adaptation exemplaire à notre climat méditerranéen en mutation.

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