Elle pousse seule, brave vent et soleil, et habille votre clôture en 2 mois.

Michel Duchène
Michel Duchène
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Lorsque j’ai pris mes quartiers dans ma nouvelle habitation, la clôture en fer qui entourait mon jardin me faisait ressentir une impression de confinement, comme si j’étais enfermé à l’air libre.

Je voulais trouver une solution qui soit à la fois naturelle, efficace et pérenne.

Mon voisin, passionné de jardinage, m’a proposé d’essayer la clématite.

Aujourd’hui, deux étés après, ma clôture est recouverte d’un magnifique mur de fleurs épanouies nécessitant très peu d’entretien.

Je souhaite vous faire découvrir cette plante exceptionnelle qui se développe presque sans effort, s’adapte à des conditions climatiques variées et métamorphose n’importe quelle barrière en un espace verdoyant en quelques semaines.

Pourquoi opter pour la clématite pour cacher une clôture?

La clématite fait partie des plantes grimpantes qui offrent plusieurs avantages essentiels pour ceux désirant masquer rapidement une clôture peu esthétique ou simplement ajouter une touche de verdure à leur environnement.

Une croissance impressionnante de 2 à 3 mètres par an

La clématite présente une croissance exceptionnelle et peut atteindre jusqu’à 3 mètres en une saison pour certaines variétés. J’ai planté les miennes au mois d’avril, et dès le mois de juin, elles avaient déjà gravi une belle partie de la clôture. À la fin de l’été, le changement était spectaculaire. Cette vitesse de croissance en fait le choix idéal pour les nouveaux jardins ou les projets où un résultat rapide est recherché.

Robuste face aux conditions adverses

Contrairement à d’autres plantes grimpantes plus sensibles, la clématite fait preuve d’une grande résistance :

  • Elle peut prospérer sous le plein soleil sans problème
  • Sa structure souple mais robuste lui permet de résister aux vents violents
  • Une fois acclimatée, elle tolère bien les épisodes de sécheresse
  • Certains types peuvent survivre à des températures jusqu’à -30°C

Cette robustesse explique la présence de clématites, tant dans les régions ensoleillées du sud que dans des zones plus froides et venteuses. Dans mon jardin, exposé à des rafales de vent, les clématites n’ont jamais faibli ni perdu leurs fleurs prématurément.

Une plante autonome qui simplifie le jardinage

Ce qui m’a séduit dans la clématite, c’est sa capacité à se développer de manière autonome. Contrairement à d’autres plantes grimpantes comme les rosiers qui demandent un attachement fréquent, la clématite utilise ses vrilles pour s’accrocher d’elles-mêmes à tout support disponible. Sur ma clôture en grillage, elles se sont fixées sans que je n’aie à intervenir.

Les variétés de clématites les plus efficaces pour cacher une clôture rapidement

Il existe plusieurs variétés de clématites, mais certaines sont spécialement adaptées pour recouvrir rapidement une clôture. Voici celles que j’ai testées ou observées chez d’autres jardiniers.

Clematis montana : la rapide par excellence

La Clematis montana est sans conteste la plus rapide. Dans des conditions favorables, elle peut croître jusqu’à 4 mètres en une seule saison et produit une profusion de fleurs blanches ou roses au printemps allant du décoratif à l’envoûtant. Une de mes voisines a planté trois pieds le long de son grillage de 15 mètres, et en moins de deux ans, toute la clôture était recouverte de fleurs.

Clematis armandii : persistante et parfumée

Pour ceux qui souhaitent une couverture toute l’année, la Clematis armandii est parfaite, car elle est persistante. Ses feuilles vert foncé survivent même en hiver, et durant le printemps, elle fleurit avec des fleurs blanches au parfum agréable. Bien que sa croissance s’élève à près de 2 mètres par an, elle est un peu moins résistante aux hivers rigoureux que d’autres variétés.

Clematis viticella : florissante et robuste

La Clematis viticella est légèrement moins rapide (entre 1,5 et 2 mètres par an) mais compense par une floraison riche et prolongée de juin à septembre. Elle se décline en de nombreuses couleurs allant du blanc au violet foncé, en passant par le rose et le bleu. C’est celle que j’ai choisie pour ma clôture, et je ne regrette rien car elle reste en fleurs plus longtemps que bien d’autres plantes.

Variété Croissance annuelle Période de floraison Résistance au froid
Montana 3-4 mètres Avril-Mai -15°C
Armandii 2-3 mètres Mars-Avril -10°C
Viticella 1,5-2 mètres Juin-Septembre -25°C

Comment planter vos clématites pour un développement optimal

La réussite de la culture de la clématite dépend fortement de la façon dont elle est plantée. Voici les étapes que j’ai suivies, et qui m’ont offert d’excellents résultats.

Emplacement idéal : soleil pour les feuilles, ombre pour les racines

Les clématites ont une particularité intéressante : elles préfèrent avoir « la tête au soleil et les pieds à l’ombre ». Cela signifie que leurs feuilles et fleurs doivent bénéficier d’au moins 6 heures de lumière par jour, tandis que leurs racines doivent rester fraîches. Pour ma clôture orientée plein sud, j’ai placé de petits arbustes bas à leur pied pour créer l’ombre nécessaire. Il est également possible d’utiliser des pierres plates ou d’appliquer une couche de paillage épaisse.

Préparer le sol : un choix gagnant

La clématite apprécie les sols riches et bien drainés. J’ai creusé des trous larges (60 cm de large et de profondeur) que j’ai enrichis avec :

  • Un tiers de compost décomposé
  • Un peu de fumier de cheval déshydraté
  • Une poignée d’os broyés pour un apport de phosphore à long terme

Ce mélange a offert un excellent départ à mes clématites. Si votre sol est principalement argileux, ajoutez du sable afin d’améliorer le drainage, car les racines de clématites sont sujettes à pourrir dans un sol trop humide.

Planter en profondeur pour encourager la croissance des tiges

Voici une astuce de jardinier apprise de mon voisin : plantez votre clématite plus profondément que dans son pot, en descendant les premiers nœuds des tiges (environ 5 à 10 cm sous la surface). Cela pousse la plante à développer de nouvelles pousses depuis la base, rendant la plante plus touffue et dense. J’étais sceptique, mais cela a vraiment fonctionné !

  1. Creusez un trou deux fois plus large et profond que le pot
  2. Mélangez la terre extraite avec du compost et des amendements
  3. Placez la plante en l’enfouissant de 5-10 cm plus profondément que dans son pot d’origine
  4. Rebouchez et tassez légèrement
  5. Arrosez soigneusement

Entretien minimal pour une clématite épanouie

Une fois bien établie, la clématite requiert très peu de soins. Voici les gestes que j’ai adoptés pour obtenir un beau feuillage et une floraison dense rapidement.

L’arrosage judicieux : un peu mais efficacement

La première année est cruciale pour l’enracinement. J’ai arrosé mes clématites deux fois par semaine pendant les périodes sèches, en m’assurant de bien humidifier le sol en profondeur plutôt qu’en surface. À partir de ma deuxième année, je n’ai arrosé qu’en cas de sécheresse prolongée, car les clématites développent un système racinaire profond leur permettant de trouver l’eau plus bas.

Taille simplifiée selon le groupe de clématites

La taille des clématites peut sembler intimidante aux débutants, mais elle est assez simple si vous connaissez le groupe auquel appartient votre variété :

  • Groupe 1 (Montana, Armandii) : aucune taille requise, sauf si vous souhaitez contrôler leur taille, juste après leur floraison
  • Groupe 2 (variétés à grandes fleurs qui fleurissent en mai-juin) : taille légère en fin d’hiver, juste au-dessus des bourgeons vigoureux
  • Groupe 3 (Viticella et autres fleurissant en été-automne) : taille drastique à 30-40 cm du sol en février

Pour mes Viticella, je taille de façon assez sévère en février, et elles repartent de manière très vigoureuse chaque printemps, atteignant rapidement le sommet de ma clôture de 1,80 m à la fin mai.

Le paillage, un atout pour l’entretien

Un bon paillage au pied des clématites remplit plusieurs rôles essentiels :

  • Il préserve la fraîcheur des racines même durant les chaudes journées d’été
  • Il réduit la prolifération des mauvaises herbes
  • Il enrichit progressivement le sol en se décomposant

J’utilise un mélange de feuilles mortes et de compost grossier que je renouvelle chaque printemps. Grâce à cette pratique, mes clématites sont plus robustes et je passe moins de temps à désherber autour d’elles.

Conseils pour assurer une couverture dense de votre clôture

Pour obtenir une couverture vraiment dense en un temps réduit, voici quelques techniques qui ont fait leurs preuves chez moi.

Plantation en quinconce des deux côtés de la clôture

Au lieu de planter tous vos jeunes plants d’un même côté de la clôture, je vous recommande d’alterner les plants des deux côtés. Cette méthode favorise une couverture plus uniforme et rapide. Mes clématites étaient plantées tous les 2 mètres en alternance, et en moins de deux saisons, ma clôture était complètement dissimulée sous la verdure.

Association avec d’autres grimpantes

Pour créer une couverture encore plus impressionnante, j’ai associé mes clématites avec d’autres plantes grimpantes ayant des périodes de croissance ou de floraison complémentaires :

  • Le jasmin étoilé (Trachelospermum jasminoides) pour son feuillage persistant et ses senteurs
  • Le chèvrefeuille (Lonicera) pour sa floraison parfumée au début de l’été
  • La vigne vierge (Parthenocissus) pour ses couleurs éclatantes en automne

Ces combinaisons offrent un aspect plus naturel et prolongent l’attrait visuel tout au long de l’année.

Orientation initiale des jeunes pousses pour une couverture horizontale

Les clématites ont tendance à croître verticalement, laissant parfois des espaces vides entre elles. Pour obtenir une couverture plus uniforme, j’ai dirigé les jeunes pousses horizontalement le long de ma clôture pendant les premiers mois. Une fois que les tiges ont commencé à s’entrelacer, elles continuent à s’étendre naturellement dans toutes les directions.

Anticiper les problèmes potentiels et leurs solutions

Bien que la clématite soit relativement simple à cultiver, certains problèmes peuvent surgir. Voici quelques-uns que j’ai rencontrés et comment j’y ai fait face.

Flétrissement de la clématite : intervenir rapidement

Le flétrissement constitue le mal le plus courant chez les clématites. Un jour, votre plante semble en pleine forme, et le lendemain, elle se fane. J’ai perdu ma première clématite à cause de ce champignon qui attaque les tiges près du sol.

Pour prévenir ce flétrissement :

  • Plantez profondément comme décrit précédemment
  • Faites attention à ne pas endommager les tiges en désherbant
  • Appliquez un fongicide préventif au printemps

Si le flétrissement se manifeste, coupez immédiatement toutes les parties touchées jusqu’à la base. Souvent, la plante repartira de la base si les racines demeurent saines.

Pucerons : recourir à des solutions naturelles

Les jeunes pousses de clématite peuvent parfois attirer des pucerons, surtout au printemps. Plutôt que d’utiliser des insecticides chimiques, je privilégie des méthodes naturelles pour protéger les insectes bénéfiques :

  • Un jet d’eau puissant pour dégager les colonies
  • Une solution de savon noir diluée (1 cuillère à soupe pour 1 litre d’eau)
  • Installer des larves de coccinelles, prédateurs naturels des pucerons

Ces méthodes aident généralement à réguler les populations de pucerons sans nuire à l’écosystème.

Sécheresse estivale : anticiper pour mieux protéger

Bien que les clématites établies soient résistantes à la sécheresse, une période prolongée de sécheresse pourrait stresser la plante et réduire sa floraison. Pour éviter cela :

  • Appliquez un paillage épais (10 cm) au printemps
  • Installez un système d’irrigation goutte-à-goutte pour les périodes critiques
  • Privilégiez un arrosage en profondeur une fois par semaine plutôt que léger chaque jour

Depuis l’installation de mon système d’irrigation automatique avec un programmateur, mes clématites traversent même les plus fortes chaleurs sans montrer aucun signe de stress.

Un rapport qualité-prix inégalé pour la clématite

En comparant le coût de l’installation d’une clématite avec d’autres solutions pour habiller une clôture, les avantages sont flagrants.

Un investissement initial abordable

Pour dresser un voile de clématites sur ma clôture de 20 mètres, j’ai dépensé :

  • 10 plants de clématites, à environ 15 € chacun : 150 €
  • Compost et amendements : 50 €
  • Système d’irrigation goutte-à-goutte : 80 €

Total : 280 €, soit environ 14 € par mètre linéaire. Pour mettre cela en perspective, une haie de thuyas coûterait au moins le double, sans même inclure l’entretien annuel généralement plus laborieux.

Un entretien réduit qui fait gagner du temps et de l’argent

Une fois qu’elles sont bien établies, mes clématites ne requièrent que quelques heures d’attention par an :

  • Taille annuelle : 1 heure
  • Renouvellement du paillage : 2 heures
  • Surveillance et traitements occasionnels : 1 heure

En comparaison, une haie classique nécessitant plusieurs tailles par an engendre de considérables déchets verts, alors que les clématites représentent un gain de temps indiscutable.

Deux ans après la plantation de mes premières clématites, je ne peux que me réjouir de ce choix judicieux. Ma clôture, qui était autrefois froide et industrielle, est à présent enveloppée par un halo de verdure et de fleurs qui se transforme au gré des saisons. Mes voisins s’arrêtent souvent pour admirer le résultat, et certains se sont inspirés de mon expérience pour embellir leurs propres jardins. Si vous cherchez une solution rapide, économique et respectueuse de l’environnement pour orner une clôture, la clématite mérite amplement son titre de reine des plantes grimpantes.

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