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Attention, jardiniers de Suisse et de France, un nouvel invité non désiré fait son apparition dans nos jardins. Il s’agit du scarabée japonais, un insecte destructeur qui s’attaque à une grande variété de plantes. Ce petit coléoptère, originaire d’Asie, est un véritable fléau pour nos espaces verts. Alors, comment le reconnaître, comment se propage-t-il et surtout, comment lutter contre lui ? C’est ce que nous allons voir ensemble dans cet article.
Qui est le scarabée japonais ?
Le scarabée japonais, ou Popillia japonica, est un insecte de la famille des Scarabaeidae. Mesurant entre 8 et 12 mm de long, il ressemble à un hanneton horticole. Les femelles, plus grandes que les mâles, sont dotées de tibias aplatis à leur extrémité, tandis que les mâles ont l’extrémité des tibias arrondis. Ce qui le distingue, ce sont les petits amas de soies blanches qu’il possède de part et d’autre de son abdomen, ainsi que sur son dernier segment abdominal. Sa carapace brillante aux reflets verts métalliques est également un signe distinctif.
Quels sont les dégâts causés par le scarabée japonais ?
Le scarabée japonais est redouté car il s’attaque à de nombreux végétaux. Plus de 400 types de plantes seraient ainsi concernés, notamment de nombreuses plantes alimentaires comme le prunier, le pommier, le pêcher, l’abricotier, le cerisier, le framboisier, le mûrier sauvage, la vigne, le maïs, le soja, le haricot, les asperges, etc. Il s’attaque également à des espèces forestières, comme l’érable plane ou le peuplier, ainsi qu’à des plantes ornementales, par exemple les rosiers ou certaines espèces présentes dans les pelouses et gazons. L’adulte se nourrit préférentiellement de feuilles tandis que les larves s’alimentent des racines.
Comment se propage le scarabée japonais ?
Le scarabée japonais est qualifié d’auto-stoppeur car il peut se déplacer facilement sur de grandes distances sur n’importe quel support, notamment sur des moyens de transports (camions, trains, voitures, etc.). Il peut également se répandre grâce à ses vols de prospections, en parcourant 3 à 24 km par an.
Le scarabée japonais en Suisse et en France
Après avoir d’abord été identifié en Amérique du Nord, dans le sud du New Jersey, au début du XXème siècle, le scarabée japonais a été découvert pour la première fois en Europe, aux Açores, dans les années 70. Depuis, il a aussi été repéré en Italie, en 2014, ainsi qu’en Suisse, en 2017. Et selon l’Anses, la probabilité que le scarabée japonais pénètre sur le sol français est désormais haute !
Comment lutter contre le scarabée japonais ?
Pour prévenir une éventuelle invasion, l’Anses préconise d’intervenir dès la première détection de l’insecte, via la mise en place pièges équipés de leurres mixtes (combinaison de phéromones sexuelles et d’attractifs floraux), placés le long de la frontière avec les pays où il est déjà présent et à proximité de points d’entrée du territoire (ports, aéroports, routes), tout en sensibilisant également les professionnels des secteurs concernés.
Le scarabée japonais est un véritable fléau pour nos jardins. Cet insecte destructeur s’attaque à une grande variété de plantes et se propage rapidement. Il est donc essentiel de rester vigilant et de prendre des mesures préventives pour limiter sa propagation. N’oublions pas que la préservation de nos espaces verts est l’affaire de tous. Alors, à vos loupes et à vos pièges, et ensemble, luttons contre le scarabée japonais !





