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Comment connaître les différents disjoncteurs ?

Le septembre 5, 2022
disjoncteur

L’installation électrique est l’une des phases importantes d’une rénovation ou d’une nouvelle construction. Pour celle-ci, il faut prévoir un certain nombre de dispositifs, dont les disjoncteurs. Éléments clés d’un circuit électrique, ces appareils assurent la sécurité des personnes et des biens. Toutefois, il est parfois difficile de savoir combien il en faut pour une protection optimale. En effet, pour chaque circuit il faut une protection rapprochée. Les disjoncteurs sont alors installés par niveau et selon leur type. En revanche, comment reconnaître ceux-ci ?

Quels sont les trois types de disjoncteurs ?

Tous les appareils de protection automatiques sont appelés disjoncteurs. Cependant, suivant leur mode de fonctionnement, ils peuvent jouer différents rôles. Il existe donc plusieurs types de disjoncteurs. Les plus connus sont : le disjoncteur général, le disjoncteur différentiel et le disjoncteur divisionnaire. Ils sont disponibles partout en France. Néanmoins, pour être sûr de la qualité, acheter un disjoncteur de la marque schneider constitue l’une des meilleures options.

Le disjoncteur général

Encore appelé disjoncteur de branchement, le disjoncteur général est l’une des composantes indispensables d’une installation électrique. Il constitue le point de départ de la circulation du courant dans un circuit électrique. À cet effet, il est installé dans le logement, avant le tableau électrique. Ce dispositif a pour objectif d’assurer la protection des appareils et des individus. Pour ce faire, il coupe systématiquement l’alimentation tout entière, en cas de problème. Son calibre est de 10 à 90 Ampère (A). Concrètement, c’est à partir de ce seuil qu’il déclenche l’arrêt d’urgence de l’alimentation. Celui-ci fait l’objet d’un réglage par l’usager au moment de l’installation. Le disjoncteur de branchement dispose d’une sensibilité différentielle de 500 milliampères (mA) et doit être étiqueté NF-USE.

Le disjoncteur différentiel

Dans une installation électrique, le disjoncteur différentiel est positionné sur le tableau électrique. Il sert de point de départ pour un groupe de circuit ou pour le circuit tout entier. Son rôle s’apparente à celui du disjoncteur de branchement, mais avec quelques différences. Ce dispositif assure donc lui aussi la protection des appareils et des individus. Néanmoins, il n’intervient pas sur toute l’installation et son calibre va de 10 à 63 A. En cas d’anomalie, il coupe l’alimentation seulement dans une partie du réseau.

En outre, la sensibilité différentielle de ce type de disjoncteur est également l’un des facteurs qui le distinguent du général. En effet, le dispositif est doté d’une sensibilité plus fine (30 mA). Cela lui permet de protéger plus efficacement les installations des courts-circuits et des surcharges. Il détecte de fait même les fuites les plus dérisoires et arrête automatiquement l’alimentation. Ce qui minimise tout risque d’électrocution.

Il faut par ailleurs préciser qu’il existe deux types de disjoncteurs différentiels. Ceux de type A qui se déclenchent systématiquement lorsque l’intensité du courant atteint le double ou triple du courant nominal. Puis, ceux de types AC qui assurent la protection contre les dérivations de courant spécifiques se produisant dans un circuit électrique.

Le disjoncteur divisionnaire

Le disjoncteur divisionnaire n’a pas un rôle aussi important que les deux précédents. Il n’assure que la protection d’un seul circuit à la fois. Vous pouvez le placer à l’entrée d’un circuit de prises électriques par exemple ou encore d’un circuit d’éclairage. Il peut être également utilisé pour un circuit qui alimente une plaque servant à cuire les nourritures.

Son rôle est d’assurer aussi bien la protection du circuit que des appareils qui y sont reliés. À cet effet, il coupe automatiquement le courant dès qu’un court-circuit ou une surcharge survient. Cependant, lorsque le courant de fuite provoque des différences d’intensité, il ne les détecte pas. Par conséquent, sa fonction ne se limite qu’à la protection des appareils, les personnes ne sont pas incluses. Le calibre d’un disjoncteur divisionnaire est de 2 à 32 A. Selon la nature du circuit qu’il est censé protéger, vous pouvez opter pour divers seuils.

Quelle différence entre un disjoncteur bipolaire et un disjoncteur unipolaire ?

Au niveau de chaque type de disjoncteur, il existe une autre différence matérielle qu’il est important de prendre en compte. Quel que soit leur rôle, ces appareils peuvent être unipolaires ou bipolaires. Il s’avère donc important de comprendre la différence entre ces deux termes.

Spécificité d’un disjoncteur unipolaire

Un disjoncteur unipolaire assure la protection électrique grâce à un dispositif magnétique et thermique. Le premier intervient lors des courts-circuits tandis que le second s’active lors des surcharges. Comme son nom l’indique, ce dispositif ne coupe le courant qu’à travers un fil : la phase. Il existe néanmoins des disjoncteurs unipolaires neutres, mais ils ne coupent jamais ce fil.

Dans les anciennes installations, ces disjoncteurs étaient utilisés dans un tableau avec neutre commun. Aujourd’hui, ils sont utilisés en lieu et place des portes fusibles. Ils sont raccordés avec une section de câble de 1,5 mm². La réglementation exige que celles-ci composent trois fils. Ceux qui sont marron ou rouge sont pour la phase. Les fils neutres doivent être quant à eux être uniquement bleus. Le vert-jaune est pour la terre. Les disjoncteurs différentiels sont dotés de différents calibres. Ils sont compris entre 2 à 63 A, ils sont employés avec une tension de 230 V avec le bornier de raccordement en vis ou à clip.

Spécificité d’un disjoncteur bipolaire

Ce dispositif n’est pas forcément conseillé aux particuliers. Il est généralement installé dans les hôpitaux ou tout autre lieu recevant du public. Sa fonction comme celle du disjoncteur unipolaire est de couper l’alimentation en cas d’anomalie. Néanmoins, il y a une différence entre le fonctionnement des deux appareils. Le disjoncteur bipolaire, contrairement à celui unipolaire, coupe le courant aussi bien sur la phase que la neutre. La phase est le fil conducteur qui fait entrer le courant dans le circuit, tandis que la neutre assure sa répartition.

La différence entre le disjoncteur unipolaire et celui bipolaire est donc très fine. Il faut par ailleurs préciser que les appareils bipolaires sont dotés d’une très grande résistance. Ils résistent en effet à des courants très forts, en particulier ceux dits de courbe D. En réalité, l’électrisation provoquée par ce type de courant peut être très dangereuse pour les personnes. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faut minimiser les capacités de protection d’un disjoncteur unipolaire.

2021 10 12 10h14 08

Guillaume A, responsable du site, passionné de déco et bricoleur occasionnel, je réalise la majeure partie de mes travaux chez moi. Je me suis auto-formé en bricolage à l’aide de divers webséries, ce qui me permet aujourd’hui de vous dispenser mes humbles conseils. Vous pouvez me contacter sur Twitter, mais privilégiez le formulaire du site.