Coccinelle asiatique : un inquiétant insecte exotique extrêmement destructeur pour les écosystèmes

Michel Duchène
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Ah, les coccinelles ! Ces petits insectes à pois que nous avons tous admirés dans nos jardins. Mais attendez, ne vous y trompez pas. Toutes les coccinelles ne sont pas aussi inoffensives qu’elles en ont l’air. Laissez-nous vous présenter la coccinelle asiatique, cette cousine exotique qui fait des ravages dans nos écosystèmes.

Un invité surprise venu d’Asie

La coccinelle asiatique, ou Harmonia axyridis pour les intimes, est originaire d’Asie orientale. Elle a été introduite en Europe et en Amérique du Nord dans les années 80 et 90 pour combattre les pucerons. Une belle intention, n’est-ce pas ? Mais comme on dit, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Tout savoir sur Les coccinelles asiatiques,  sont elles un danger ? comment lutter ?s'en débarrasser

Mais comment la reconnaître ?

La Coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) est une espèce de coccinelles aphidiphages, c’est-à-dire qu’elle se nourrit principalement de pucerons. Elle est originaire de Chine. Au début du XXe siècle, et plus massivement vers la fin des années 1980, cette coccinelle a été introduite en Europe et aux États-Unis dans le cadre de la lutte biologique contre les pucerons. Cependant, ses caractéristiques telles que son comportement, sa prolificité et sa grande voracité en font aujourd’hui une espèce envahissante. Elle représente une menace pour les coccinelles autochtones, car elle tend à les éliminer.
Elle ressemble à nos coccinelles locales, mais quelques détails la trahissent. Elle est un peu plus grande, entre 6 et 8 mm. Et ses motifs ? Ils peuvent varier énormément. Mais le signe distinctif, c’est cette tache noire en forme de ‘M’ ou ‘W’ juste derrière la tête. Si vous la voyez, bingo, vous avez devant vous une coccinelle asiatique.

Description physique de la Coccinelle asiatique

La Coccinelle asiatique est un petit insecte qui peut, au premier coup d’œil, ressembler à nos coccinelles locales. Mais en y regardant de plus près, on remarque des différences notables.

La taille : Elle mesure généralement entre 5,5 et 8,5 mm de long. C’est une coccinelle plutôt robuste, avec un corps légèrement plus allongé que les espèces locales.

La couleur : Sa couleur est variable, ce qui peut parfois prêter à confusion. Elle peut être jaune, orange, rouge ou même noire. Ce qui la distingue, c’est le nombre de points qu’elle porte sur ses élytres (les ailes rigides qui protègent les ailes volantes). Elle peut avoir de zéro (c’est-à-dire être unie) à vingt points noirs.

La forme : Si vous observez attentivement, vous remarquerez une forme caractéristique en « M » ou en « W » (selon l’angle de vue) sur le pronotum, la partie qui se situe juste derrière la tête. Cette marque est un bon indicateur pour différencier la Coccinelle asiatique des autres espèces.

Les pattes : Contrairement à certaines coccinelles locales, les pattes de la Coccinelle asiatique sont de couleur claire, souvent d’un jaune pâle.

Le comportement : Même si cela ne relève pas strictement du descriptif physique, il est bon de noter que la Coccinelle asiatique est particulièrement vorace et agressive. Elle n’hésite pas à s’attaquer à d’autres insectes, y compris d’autres coccinelles.

En somme, si vous prenez le temps d’observer, vous verrez que la Coccinelle asiatique a ses propres caractéristiques qui la distinguent des autres. Mais n’oubliez pas, malgré son apparence parfois charmante, c’est un petit prédateur redoutable pour nos écosystèmes locaux.

Un appétit insatiable

Là où le bât blesse, c’est son appétit. Cette petite bête est vorace. Elle ne se contente pas des pucerons. Elle s’attaque à d’autres insectes, y compris nos chères coccinelles locales. Imaginez un peu le tableau : vous invitez quelqu’un chez vous, et il commence à manger tout ce qui se trouve dans votre frigo. Pas très sympa, n’est-ce pas ?

Des conséquences pour notre faune et notre flore

Ce n’est pas tout. Elle est également porteuse de microsporidies, des parasites qui peuvent être mortels pour nos coccinelles. Et comme si cela ne suffisait pas, pendant les mois froids, elle s’infiltre dans nos maisons. Un véritable petit monstre !

Que faire alors ?

Avant de sortir vos armes, respirez un bon coup. Il y a des solutions. Évitez les pesticides, qui tueraient aussi nos coccinelles locales. Privilégiez les prédateurs naturels, comme les mésanges. Et si vous en trouvez chez vous, collectez-les délicatement et mettez-les au réfrigérateur. Le froid les endormira doucement.

Victime ou coupable ?

Il est facile de blâmer cette coccinelle pour tous nos problèmes. Mais n’oublions pas que c’est nous qui l’avons introduite ici. Elle est le résultat d’une stratégie qui a mal tourné. Alors, au lieu de la diaboliser, cherchons des solutions pour cohabiter avec elle.

En fin de compte, la coccinelle asiatique est un rappel que chaque action a des conséquences. Elle nous montre l’importance de la biodiversité et nous rappelle que nous devons être prudents dans nos interventions dans la nature. Après tout, chaque être vivant a sa place sur cette Terre. Soyons donc plus sages à l’avenir et apprenons de nos erreurs.

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