Fermetures : Lapeyre met l’accent sur l’isolation

Fermetures : Lapeyre met l’accent sur l’isolation

Les fabricants de fermetures (fenêtres, volets et portes d’entrée) développent de plus en plus de produits isolants. Prise de conscience des enjeux environnementaux, contraintes réglementaires ou nouveau marché en vogue, certaines de ces entreprises cherchent à simplifier l’accession aux biens de « haute isolation thermique » (HIT). La démarche de Lapeyre en est le meilleur exemple.

Acheter une fenêtre isolante sans en connaître la moindre caractéristique technique, c’est désormais possible avec la « Haute isolation thermique signée Lapeyre ». Cette démarche permet d’accompagner les consommateurs dans leur achat de fenêtres, volets et portes extérieures, en s’axant sur les performances isolantes de ces équipements. Pour cela, le spécialiste de l’aménagement de la maison a mis en place des outils d’aide à la décision permettant « d’identifier rapidement les produits les plus performants, répondant le mieux à la réglementation en vigueur et donnant la possibilité de faire d’importantes économies ». En effet, en France, les fermetures (fenêtres, volets et portes d’entrée) constituent l’un des postes les moins économes de consommation énergétique domestique. Selon une étude de l’Union des fabricants de menuiseries extérieures, le remplacement de celles-ci éviterait 25 à 30 % des déperditions thermiques. L’action menée par Lapeyre se traduit notamment par la création d’une échelle d’isolation, d’un label et par la formation de vendeurs conseils.

Concernant l’échelle d’isolation, Lapeyre s’est basé sur les étiquettes de performance énergétique des appareils électroménagers. Un procédé qui s’étend de plus en plus, s’appliquant désormais aux voitures, aux habitations, et même aux bâtiments publics dans le cadre d’un programme européen intitulé Display. Constatant la prolifération de ces échelles de performance, « nous nous sommes dits qu’il était temps d’en avoir une pour les fenêtres  », confie le chef de groupe des fenêtres Lapeyre, Clément Jung. « En revanche, nous avons fait attention à ce que notre échelle ne fasse pas croire aux clients qu’elle est officielle. L’Etat en sortira sans doute une bientôt… »

En attendant, Lapeyre a élaboré sa propre échelle. Celle-ci répertorie les fenêtres, volets et portes extérieures de la marque, en fonction de leur niveau de performance thermique. L’ensemble des produits Lapeyre sont ainsi classés en six échelons, de A à F, allant du plus performant au moins isolant.

Indissociable de cette échelle, Lapeyre a développé un label pour repérer facilement les produits les plus isolants. Chaque fenêtre, volet et porte extérieure de la marque possède une étiquette le situant sur son échelle d’isolation thermique. Pour les fenêtres et les volets, elle indique également ceux qui sont éligibles au crédit d’impôt 2009. Et pour s’ancrer davantage dans la haute isolation thermique, Lapeyre a élaboré une nouvelle gamme de fermetures, qualifiées HIT, identifiées comme les plus isolantes du marché (cf. encadré). Bien plus, l’enseigne tente de mettre à jour certains de ses anciens produits, qui actuellement sont situés en bas de son échelle d’isolation. Elle a déjà amorcé cette phase avec sa baie coulissante en aluminium, Alu Plus. À partir du 27 mai prochain, celle-ci passera d’un coefficient de 2 Uw à 1,8 Uw, devenant ainsi éligible au crédit d’impôts.

Acheter une fenêtre isolante sans en connaître la moindre caractéristique technique, c’est désormais possible avec la « Haute isolation thermique signée Lapeyre ». Cette démarche permet d’accompagner les consommateurs dans leur achat de fenêtres, volets et portes extérieures, en s’axant sur les performances isolantes de ces équipements. Pour cela, le spécialiste de l’aménagement de la maison a mis en place des outils d’aide à la décision permettant « d’identifier rapidement les produits les plus performants, répondant le mieux à la réglementation en vigueur et donnant la possibilité de faire d’importantes économies ». En effet, en France, les fermetures (fenêtres, volets et portes d’entrée) constituent l’un des postes les moins économes de consommation énergétique domestique. Selon une étude de l’Union des fabricants de menuiseries extérieures, le remplacement de celles-ci éviterait 25 à 30 % des déperditions thermiques. L’action menée par Lapeyre se traduit notamment par la création d’une échelle d’isolation, d’un label et par la formation de vendeurs conseils.

Concernant l’échelle d’isolation, Lapeyre s’est basé sur les étiquettes de performance énergétique des appareils électroménagers. Un procédé qui s’étend de plus en plus, s’appliquant désormais aux voitures, aux habitations, et même aux bâtiments publics dans le cadre d’un programme européen intitulé Display. Constatant la prolifération de ces échelles de performance, « nous nous sommes dits qu’il était temps d’en avoir une pour les fenêtres  », confie le chef de groupe des fenêtres Lapeyre, Clément Jung. « En revanche, nous avons fait attention à ce que notre échelle ne fasse pas croire aux clients qu’elle est officielle. L’Etat en sortira sans doute une bientôt… »

En attendant, Lapeyre a élaboré sa propre échelle. Celle-ci répertorie les fenêtres, volets et portes extérieures de la marque, en fonction de leur niveau de performance thermique. L’ensemble des produits Lapeyre sont ainsi classés en six échelons, de A à F, allant du plus performant au moins isolant.

Indissociable de cette échelle, Lapeyre a développé un label pour repérer facilement les produits les plus isolants. Chaque fenêtre, volet et porte extérieure de la marque possède une étiquette le situant sur son échelle d’isolation thermique. Pour les fenêtres et les volets, elle indique également ceux qui sont éligibles au crédit d’impôt 2009. Et pour s’ancrer davantage dans la haute isolation thermique, Lapeyre a élaboré une nouvelle gamme de fermetures, qualifiées HIT, identifiées comme les plus isolantes du marché (cf. encadré). Bien plus, l’enseigne tente de mettre à jour certains de ses anciens produits, qui actuellement sont situés en bas de son échelle d’isolation. Elle a déjà amorcé cette phase avec sa baie coulissante en aluminium, Alu Plus. À partir du 27 mai prochain, celle-ci passera d’un coefficient de 2 Uw à 1,8 Uw, devenant ainsi éligible au crédit d’impôts.

À chaque enseigne, une démarche HIT

Lapeyre n’envisage pas d’élargir son échelle à d’autres entreprises du groupe Saint-Gobain, auquel elle appartient. Ainsi, chez K par K, autre enseigne du groupe, pas de label ni d’échelle d’isolation thermique pour le moment. Mais pour informer les clients sur la HIT, le personnel assiste également à des séances de formation en interne. « Quand nous lançons une nouveauté, nos vendeurs assistent à une formation spécifique, explique Jean-Luc Dozite, directeur marketing de K par K. Pour certains produits particuliers, nous faisons même intervenir directement le fournisseur. » Spécialisé dans le domaine des fermetures, K par K se positionne sur des produits hauts de gamme en termes d’isolation thermique. «  Les produits HIT en font partie, précise le directeur marketing, il est donc naturel de les intégrer à notre offre.  »

Dans ce domaine, Jean-Luc Dozite note un atout pour ses vendeurs : « Ils ne vendent que des fenêtres et des fermetures. Informer sur les produits performants relatifs à l’isolation thermique, c’est un peu “génétique” pour eux car ils manipulent toute la journée les coefficients et les crédits d’impôts. »

En revanche, l’enseigne n’envisage pas de développer un label ou une échelle similaires à Lapeyre. « Cette démarche est adaptée pour Lapeyre car l’entreprise dispose d’une offre généraliste. Pour nous, c’est moins approprié car notre métier c’est à 100 % l’isolation ». Le spécialiste de l’isolation thermique des fermetures imagine tout de même l’élaboration d’une telle échelle. S’il devait en faire une, elle serait sans doute différente, plus centrée sur le haut de gamme et les coefficients “performants”. En revanche, sur les caractéristiques elles-mêmes, il pourrait adopter les mêmes normes car les performances se basent sur des coefficients calculés de façon générique (cf. encadré).

L’incitation financière

Plusieurs motifs ont poussé Lapeyre et d’autres enseignes à s’engager dans la haute isolation thermique. Les fabricants de fenêtres sont confrontés à une réglementation de plus en plus drastique, en particulier avec la réglementation thermique RT 2005, actualisée le 1er janvier 2009. Celle-ci prévoit un durcissement des coefficients de performance pour écarter progressivement les produits les moins isolants du marché. Pour les fabricants de fenêtres, c’est également l’occasion de s’engouffrer dans la brèche du développement durable, profitant à la fois d’une éthique verte et de l’émergence d’un nouveau marché.

Conscient des enjeux que cela représente, Clément Jung estime que les gens sont motivés par le confort et les économies d’énergie. « Mais ils ont aussi intégré le côté écologique. Et puis, dans le Grenelle de l’environnement, il y a une mesure exceptionnelle pour nous : le crédit d’impôts. C’est l’occasion pour les gens de changer de fenêtres à moindre coût et pour nous de proposer des produits plus performants »… mais aussi plus chers. Pour Lapeyre ou K par K, il faut toutefois relativiser car le crédit d’impôts viendrait compenser le surcoût de l’achat.

La haute isolation thermique s’immisce ainsi de plus en plus chez les fabricants de fenêtres et ce, alors que l’Etat propose, dans sa loi de finances 2009, un crédit d’impôts aux personnes engageant des travaux de rénovation sur leurs fenêtres et volets. Celui-ci peut aller de 25 à 40 % en fonction de la date de construction du logement et de son acquisition par ses propriétaires (construction avant 1977 et acquisition il y a moins de 2 ans : 40 %, sinon 25 %). En revanche, cette défiscalisation ne concerne pas les portes extérieures que Lapeyre intègre dans sa démarche de label Haute isolation thermique, « mais cela pourrait bientôt arriver, peut-être en 2010 », extrapole Clément Jung.

Une incitation financière qui semble encourager les fabricants de fenêtres et volets à proposer des produits HIT en jouant la carte de l’économie et non en s’appuyant sur des principes écologiques. « Nous proposons de faire des économies d’énergie, en accrochant plus avec l’aspect économique qu’écologique, reconnaît Jean-Luc Dozite, même si les deux sont intimement liés. » Et pour illustrer sa théorie, il prend l’exemple d’une tablette de chocolat bio, de commerce équitable. « Celle-ci est plus chère, mais si on en achète une, c’est plus pour le principe écologique, il n’y a pas d’économies à faire. Pour une fenêtre, le bénéfice économique est nécessaire pour soutenir le bénéfice écologique. » De même, pour le chef de groupe fenêtres de Lapeyre : « la fenêtre n’est pas un achat plaisir mais il peut changer le quotidien. Si en plus, on peut faire un geste pour l’environnement…  »

En effet, si ces enseignes proposent des produits qui permettent de consommer moins d’énergie, leur argument principal consiste à démontrer les économies faites en euros, et non en CO2, ce qui vient généralement comme bonus. De la même manière, elles ont tendance à mettre en avant leurs produits éligibles au crédit d’impôt, avant de prôner leurs caractéristiques respectueuses de l’environnement, mettant, une fois de plus, l’économie au service de l’écologie.

Lien pour marque-pages : Permaliens.