A chacun son dressing !

A chacun son dressing !

Nec plus ultra pour ranger ses vêtements, le dressing se popularise. Surface, prix, aménagement : les fabricants proposent des solutions adaptées à tous les besoins.

Le dressing (de l’anglais to dress – s’habiller) fait figure de « must » pour ranger ses vêtements. Longtemps, le concept a été propre aux Anglais et aux Américains (avec le walking-closet – littéralement placard où l’on peut marcher). Mais la France a craqué à son tour, reléguant ses vieilles armoires de grand-mère… au placard ! « On peut y voir deux interprétations, explique Jérôme Loizeau, chef de produit chez Gautier. Dans les constructions neuves, cela correspond à une évolution des modes de vie. La « suite parentale » intègre un espace sommeil avec un lit, une commode voire un plan de travail, une salle de bains et un dressing. Dans l’ancien, c’est l’image sociale du dressing qui prédomine, son côté « luxe » ». Car le dressing répond bel et bien à deux fonctions : ranger intelligemment… et ajouter une touche « classe », voire un brin snob, à son intérieur ! Cas classique : le réaménagement d’une des chambres après le départ des enfants.

Le dressing fait non seulement figure de « top du top » pour ranger ses vêtements, mais en plus, il reste auréolé d’une image chic et luxe indéniable. Modèle Pérène, prix public indicatif de l’aménagement complet : 9 225 €.

Reste à définir exactement où commence et où s’arrête la notion de dressing. « Dans leur imaginaire, les gens pensent tout de suite à une pièce aménagée en U », note Jean-Denis Chedeville, chef de projet marketing chez Coulidoor. « C’est le dressing de rêve mais le cas courant peut aussi être « j’ai deux mètres linéaires que je souhaiterais aménager » », explique Ludovic Cueff, responsable marketing et communication de Celio. Car c’est bien là la différence entre un simple placard et un dressing. Dans le premier cas, on est dans le standard. Dans le second, on va chercher à adapter l’aménagement à ses propres besoins. Le nec plus ultra est bien sûr le sur mesure, où chaque centimètre carré va être optimisé du sol au plafond. Mais des solutions modulables permettent d’arriver à des résultats tout à fait satisfaisants pour un prix nettement plus accessible. Comptez de 500 € à plus de 10 000 € selon le résultat escompté.

Concrètement, pour du sur mesure, mieux vaut partir sur une surface minimale de 4-5 m², voire 6 m² si l’on souhaite s’y changer. « Pour un beau dressing couple, il faut compter 3 m x 2,60 m et au minimum 2 m x 1,80 m pour une personne seule », indique Michel-Laurent Sicard, gérant développeur de placard pour Placard et Rangement, une enseigne très haut de gamme. Une surface supérieure à 8 m², et ce sera le paradis ! Mais à partir de 2 m², on peut trouver chaussure à son pied. Celio propose ainsi des armoires-dressing ou des dressing-cabine adaptés aux petits espaces.

Des aménagements à la carte

Côté aménagements, le dressing s’adapte à toutes les attentes. « Tout dépend des habitudes : certains plient et empilent, d’autres ne veulent que suspendre », note ainsi Ludovic Cueff. Avant tout projet, mieux vaut donc bien définir ses besoins.

Parmi les accessoires les plus prisés, le porte-pantalon coulissant. Très pratique, il permet de gagner de la place et évite les plis. La penderie inclinable permet une meilleure accessibilité des vêtements. Autres incontournables de l’aménagement : les tiroirs de différentes largeurs, une partie lingère (définir la largeur en fonction de ses vêtements), un porte-cravate, des porte-chaussures, etc. Plus on va dans le sur mesure, plus chaque espace sera optimisé, avec par exemple des portes à pans coupés. La technologie envahit aussi les dressings : tringles éclairantes led, détecteurs infra-rouges, etc.

Tendance contemporaine et personnalisée

D’un point de vue esthétique, le dressing peut-être ouvert ou fermé. Les aménagements intérieurs sont généralement en mélamine : blanc (économique), de couleur ou, plus en vogue, en imitation bois : acajou, zebrano, wengé, etc. « La tendance était aux bois clairs, elle est désormais aux bois foncés, constate Michel-Laurent Sicard. Pour les façades, les décors japonais, le cuir ou le verre laqué ont la cote »« La grande tendance est à la personnalisation, en termes de façades ou de finitions  », note pour sa part Ludovic Cueff. Et de souligner deux styles en vogue : le contemporain, presque design, et le naturel. Dans le premier cas, les façades sont volontiers laquées blanches ou gris taupe. Dans le second cas, le bois est très peu verni, avec de grosses épaisseurs dans un esprit scandinave : placage chêne naturel, frêne gris, etc. Chez Coulidoor, on souligne aussi l’émergence de panneaux unis flashy (orange ou rose), utilisés à l’unité pour réveiller la façade. Une tendance que l’on retrouve aussi dans les portes de séparations de pièces, très en vogue actuellement. « On assiste à un renchérissement de la partie façade, avec des finitions de plus en plus cossues, et à une personnalisation plus poussée, à l’instar du marché automobile », résume Jérôme Loizeau de Gautier.

Qu’est-ce qui fait le prix ?

Le budget dressing sera déterminé par différents paramètres. Tout d’abord le fait qu’il s’agisse de sur mesure ou non. Ensuite la surface et le degré d’aménagement. Enfin la qualité intrinsèque des matériaux : épaisseur des portes, qualité des charnières, etc. Un petit test opéré en magasin permettra déjà de savoir à quoi vous en tenir. Faites coulisser les portes pour vérifier la facilité d’ouverture. Appuyez sur le fond de l’armoire pour vous assurer de la solidité. Enfin, remuez l’armoire pour tester la stabilité. Un produit premier prix peut réserver des surprises et, surtout, supportera très mal tout déménagement, contrairement à des dressings de qualité supérieure. Attention aussi à l’épaisseur des étagères (en général autour de 20 mm), du fond des armoires (8 mm) et des portes (en moyenne de 12 mm, mais cela peut aller jusqu’à 19 mm). Rails et systèmes anti-déraillement doivent aussi être soigneusement scrutés.

Vers quelle enseigne se tourner ?

Côté enseignes, les petits budgets se tourneront volontiers vers les grandes surfaces de bricolage ou d’ameublement : Atlas, But, Castorama, Conforama, Fly, Ikea, Leroy Merlin, etc. Il existe aussi des enseignes spécialisées, plus ou moins haut de gamme, qui ciblent plutôt les personnes un peu plus âgées et au porte-feuille un peu mieux garni : Quadro, Celio, Sogal, Placard et Rangement, Gautier, etc. Chez ce dernier, on annonce un budget moyen de 900 à 3 500 €. Celio indique 800 à 1 300 € pour du standard et de 1 000 à 1 500 € le mètre linéaire en sur-mesure, selon qu’il y a une porte ou non. Placard et rangement, plus haut de gamme travaille sur des budgets moyens de 5 000 €. Autre piste à explorer : les cuisinistes, qui sont de plus en plus nombreux à proposer des rangements sur mesure (Mobalpa, cuisine Schmidt, etc.). Lapeyre, spécialiste du bois, propose aussi des dressings.

Lien pour marque-pages : Permaliens.