Stéphanie Bricole, blogueuse quasi-professionnelle

Portrait
  • rédigé par Virginie Trin

  • publié le 18 avril 2012 dernière modification depuis plus de 5 ans Vue 13148 fois
2009 : Stéphanie lance son blog, simplement intitulé Stéphanie Bricole. Depuis, les audiences ne cessent d’augmenter. Elle est même démarchée par des entreprises pour des billets sponsorisés. Le bricolage occupe la plus grande partie de son temps en dehors de son travail. Passion ou quasi-profession ?

StéphanieBricoleimage StéphanieBricole

Chez Stéphanie, pas de mari bricoleur. C'est elle qui s'adonne volontiers à cette tâche. Pour la dernière Fête des mères, elle a reçu le plus cadeau à ses yeux : une perceuse !

© Nostrodomus

D’aussi loin que peuvent remonter ses souvenirs d’enfance, Stéphanie a toujours aimé bricoler. Avec son papa plombier, elle rénovait, restaurait, créait toutes sortes d’objets. Un don précoce pour celle qui, à 35 ans, rassemble jusqu’à 5 500 personnes chaque jour sur son blog, simplement intitulé « Stéphanie Bricole ».

Mais avant de se lancer sur la blogosphère, elle a mis sa « carrière » de bricoleuse entre parenthèse. Études obligent : après un Bac scientifique, la jeune femme se lance dans un cursus de biologie. « Les métiers manuels et artistiques, ce n’est pas évident. Les parents préfèrent toujours que l’on fasse quelque chose de plus sûr », justifie-t-elle. Elle ne tient pourtant pas à endurer « le stress des études » jusqu’à une thèse. « Ça m’aurait plu de faire d’autres études. J’aime bien les chantiers de construction, de déco… », sans pour autant avoir une idée bien précise du métier qu’elle aurait voulu faire. Elle trouve finalement un emploi jeune dans un service de collecte de déchets, dans une commune à côté du Havre, sa ville natale. Aujourd’hui, elle en est la responsable. Elle travaille à 80 %.

StéphanieBricoleimage StéphanieBricole

Stéphanie affectionne tout particulièrement les galets, disséminés partout dans sa maison.

© Nostrodomus

Les 20 % restants, elle les consacre en grande partie au blog. Une fois installée et après la naissance de son fils, Jérémy, elle crée en 2009 Stéphanie Bricole. Un loisir qui ne la lâchera plus. Avec une dizaine d’heures de bricolage par semaine et autant pour la rédaction, elle s’impose un rythme soutenu. « Si je me dis que je dois envoyer tel article à telle heure, je me mets la pression, pour y arriver, détaille-t-elle. Idem pour la newsletter. J’hésite beaucoup avant de cliquer sur "envoyer". C’est angoissant de se dire qu’on envoie un mail à 2 500 personnes d’un coup ! »

Du neuf « fait maison »

Quand on lui demande de présenter ses réalisations, le regard de la trentenaire plutôt réservée s’illumine. Pas peu fière de son travail, elle commence par le cellier, où elle entrepose bouteilles, vases et autres matériaux récupérés. « Mon entourage sait qu’il ne faut rien jeter. » Bijoux, déco, couture… Stéphanie ne cesse de bricoler. « Ça prend de la place… A force, je me demande si je bricole pour moi ou pour le blog ! »

Comme toute blogueuse assidue, la déformation quasi-professionnelle la suit jusque dans ses tâches quotidiennes. Elle ne se sépare jamais de son carnet de notes où elle met à plat ses idées avant qu’elles ne s’évaporent. « C’est un mélange de ce que j’ai vu en magasin, dans les vide-greniers… » Sans oublier les trucs et astuces qu’elle pioche dans les forums et « le retour, très important, de mes lectrices ». C’est d’ailleurs par le blog qu’elle a connu… sa voisine ! « Un jour, une lectrice me dit que sa voisine patine un meuble dans son jardin, qui ressemble à celui que je présente sur le blog. Effectivement, c’était moi ! »

StéphanieBricoleimage StéphanieBricole

Rien ne différencie ce cadre végétal d'un autre vendu en commerce, si ce n'est qu'il est fait maison.

© Nostrodomlus

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