Meubles de métier, le fabuleux univers de Félix Monge

Portrait
  • rédigé par Kevin Storme

  • publié le 11 mars 2009 dernière modification depuis plus de 8 ans Vue 13176 fois
Félix Monge est un homme de conviction. Il est persuadé que « l'art de vivre et le luxe à la française » font toujours rêver. Il y contribue lui-même en dessinant ses meubles, inspirés par de vieux métiers disparus ou en voie d'extinction. Bureau d'horloger, console d'œnologue, trieur de vaguemestre... Plongée dans le fabuleux univers de Félix Monge.

Entrée du showroomimage Entrée du showroom

Le showroom Félix Monge est situé dans une petite cours pavée du 14ème arrondissement de Paris.

© DR

C’est une petite cour pavée sortie d’un remake d’Amélie Poulain. Tout au fond, caché par un arbre et quelques buissons, le showroom de Félix Monge affiche son nom en lettres anciennes, comme pour plonger le visiteur dans le Paris des années folles. A l’intérieur, des dizaines de meubles de « métiers » : meuble de libraire, établi d’horloger, table de choriste, etc. Félix Monge, fondateur de l’entreprise éponyme nous reçoit dans son bureau. Entouré de maquettes de vieux gréements, de dessins au fusain, de coupures de journaux jaunies, de tableaux anciens et d’horloges biscornues, l’homme fait presque partie du décor. « Mon père et mon grand-père étaient antiquaires », commence Félix Monge. Enfant, le jeune garçon baigne donc dans les vieux meubles, dans l’amour du bois et de l’artisanat. Une passion qui le poursuivra toute sa vie. Au départ pourtant, Félix était simplement négociant dans la Sarthe. A la recherche d’antiquités, il fait une rencontre déterminante. « Un de mes fournisseurs revendait de vieux meubles, raconte-t-il, je lui ai racheté son entreprise en 1976 ». Félix Monge écoulera le stock jusqu’à… ce qu’il n’y en ait plus ! Dès lors, les choses sont claires pour lui : il va falloir créer. Passionné par les vieux métiers, cet antiquaire de formation n’hésite pas : « il existe une multitude de professions en voie de disparition. En redessinant les meubles qui leur sont associés, nous contribuons à faire revivre des métiers disparus ou presque ». Cela va du meuble de cartographe à la cave de vigneron, en passant par des créations inspirées de meubles aussi improbables que la bérouette de tulipier, la bibliothèque de phytographe ou encore la malle de cinémagicien.

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