Kvik : les cuisines et salles de bains danoises débarquent en France

Interview
  • rédigé par Virginie Trin

  • publié le 24 avril 2012 dernière modification depuis plus de 3 ans Vue 9613 fois
En danois, Kvik signifie « rapide ». C’est aussi le nom d’une enseigne de meubles de cuisine, salle de bains et dressing connue dans les pays scandinaves. Kvik ouvrira son premier magasin en France, à Villabé, en juin 2012. Peter Verplancke est responsable Kvik pour les Pays-Bas, la Belgique, la France et l’Espagne. Cet ancien PDG d’Habitat France explique pour Nostrodomus le concept de cette enseigne qui prétend concurrencer Ikea, mais aussi les grands cuisinistes français.

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Exemple de cuisine commercialisée chez Kvik, issue de la collection 2012. Plan de travail stratifié white. 3 613 € (meubles, plinthes et plan de travail seulement).

© Kvik

Nostrodomus : Kvik est une enseigne danoise de cuisines, salles de bains et rangements. Vous annoncez l’ouverture en juin d’un magasin en France. Pourquoi, et surtout, pourquoi maintenant ?

Peter Verplancke, responsable Kvik Pays-Bas, Belgique, France et Espagne : Il y a déjà vingt magasins Kvik en Belgique, où l’enseigne est implantée depuis 2006. Elle est aussi présente en Espagne depuis 2007 avec deux magasins. Il est donc naturel de s’implanter en France aujourd’hui.

En 2008, Kvik avait déjà ouvert un magasin-test à Toulouse. Il a fermé en 2009, pour des raisons logistiques. Mais le concept a plu. Pendant un moment, nous sommes restés concentrés sur la crise économique. Maintenant que le contexte est meilleur, Kvik compte créer une plateforme en Ile-de-France. Le premier magasin ouvrira ses portes en juin 2012, à Villabé (Essonne), suivi de Mantes-la-Jolie (Yvelines) en juillet. Leur surface sera comprise entre 500 et 700 m².

Nd : En quoi Kvik se différencie-t-elle d’autres enseignes du même genre ?

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Penderie Veda : 1 028 €.

© Kvik

P.V. : Nous proposons un éventail de prix très large, pour des budgets allant de 3 000 € à 20 000 €. C’est un héritage de l’ancien concept de Kvik, qui regroupait sur le même site un magasin rouge pour le haut de gamme et un magasin jaune pour l’entrée de gamme. Nous avons le même éventail de prix avec une enseigne, là où en France, il y en aurait deux. C’est notre force. Quel que soit le prix, nous conservons les mêmes produits et le même standard de qualité avec 25 ans de garantie. Nous possédons notre propre gamme, en nouant des partenariats avec de grandes marques telles que Franke et Grohe.

En réalité, la taille des meubles accompagne celle du budget. Nous vendons des modèles « Basiq », dont la taille est calquée sur celle des concurrents. Puis il y a les versions XL, avec un caisson plus haut et une plinthe plus basse, pour gagner en espace à l’intérieur. Sur les modèles XXL, on joue sur la profondeur de caisson, sans modifier le métrage au sol. Kvik offre aussi trois niveaux de services : « faites-le vous-même », « faites-le facilement » ou « faites-le faire ».

Nd : Qui comptez-vous concurrencer ? Ikea ou les cuisinistes traditionnels ?

P.V. : Les deux. Ikea parce que nous proposons des produits à emporter et monter soi-même. Mobalpa et Schmidt pour le côté plus sophistiqué et un service développé. Nous commercialisons des armoires plus hautes et moins chères que les cuisinistes classiques. Et on peut la monter soi-même si le budget est serré !

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Cuisine Mano Sera. Plan de travail stratifié marble grey. 6 059 € (meubles, plinthes et plan de travail seulement).

© Kvik

Nd : Quel est le « style » Kvik ?

P.V. : Je dirais un style épuré, contemporain, avec des éléments naturels, à un prix accessible. Le design danois incorpore tous ces éléments. Il y a un choix large chez Kvik au niveau des matières : stratifié, pierre, bois massif etc., avec pas mal de possibilités pour personnaliser selon son budget.

Nd : Quel type de clientèle visez-vous ?

P.V. : On vise une clientèle plutôt jeune, et plus largement des personnes ouvertes à un style contemporain, quel que soit leur budget.

Nd : Quelle fourchette de prix pour une cuisine ? Pour une salle de bains ?

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Salle de bains Pero : 1 113 € (meubles, poignées et lavabos en porcelaine).

© Kvik

P.V. : Les prix ne sont pas encore définis pour la France. Je peux dire qu’ils seront à peu près les mêmes qu’en Belgique. Pour une salle de bains par exemple, on peut aller de 150 € jusqu’à 4 000 €.

Nd : Quelles sont vos ambitions pour la suite ?

P.V. : Nous tablons sur une dizaine de points de vente avant fin 2013, surtout en Ile-de-France. Le but est d’abord de développer une bonne plateforme. Puis s’implanter dans d’autres régions, au deuxième trimestre 2013. Nous avons déjà plusieurs contacts, mais je ne peux en dire davantage à ce jour !

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Cuisine Mano blanc brillant. Plan de travail chêne massif. 8 952€ (meubles, plinthes et plan de travail seulement).

© Kvik

Chronologie de Kvik

1983 : création de Kvik, par Knud Boel Troelsen. En danois, Kvik signifie « rapide » : l’entreprise promet alors un délai de livraison en huit jours.

1992 : Kvik, qui s’appuie majoritairement sur un réseau de revendeurs, ouvre son premier magasin au Danemark.

1997 : Kvik lance le concept des deux magasins côte-à-côte : le rouge pour le haut de gamme et le jaune pour les éléments à emporter, plus abordables.

2000 : Kvik passe totalement au système de franchise.

2002 : Magasins rouges et magasins jaunes fusionnent.

2005 : Rachat de Kvik par le groupe Ballingslöv AB, une société de Stena Adaktum.

2008 : Kvik fête ses 25 ans.

2010 : Deux magasins Kvik ouvrent en Thaïlande. L’enseigne réalise au total 110 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année-là.

2012 : Erik Theill devient le nouveau PDG de Kvik. L’enseigne prévoit l’ouverture de deux magasins en France (Villabé en juin, Mantes-la-Jolie en juillet). Kvik est implanté dans huit pays et compte 125 magasins principalement en Europe.

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Kvik fêtera ses 30 ans d'existence en 2013.

© Kvik

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