Collectifs de designers : quand l’union fait la force

Enquête
  • rédigé par Fanny Rousselin-Rousvoal

  • publié le 25 février 2009 dernière modification depuis plus de 8 ans Vue 8916 fois
5.5 designers, Pépin le malin, Ibride ou Nodiktat : ces collectifs de designers ont préféré travailler en équipe. En famille ou entre amis, leur complémentarité est au service de leur créativité. Nostrodomus vous dresse leurs portraits.

Créer – et signer - perso ? Ce n’est pas vraiment la tasse de thé des Pépin le Malin, Ibride, Nodiktat ou autres 5.5 designers. Tous ont pour point commun de s’être réunis en collectifs. Ils jouent – avec succès – la carte de la complémentarité en famille, entre amis ou juste entre personnes ayant envie de réunir leurs univers.

Pépin le Malin : "Etre à plusieurs permet de se soutenir en période de doute"

Coussin Monster - Pépin le malinimage Coussin Monster - Pépin le malin

Arnaud Benoît, l'aîné des trois frères Pépin le malin, dans le showroom. Ici avec les coussins "Monster".

© Nostrodomus

Chez Pépin le Malin, l’histoire rime avec frangins. Cette maison d’édition d’objets de décoration et de design rennaise est née fin 2004 de la réunion de trois frères. « Nous avions envie de faire exister les délires que nous avions lorsque nous étions tout petits », explique Arnaud Benoît, l’aîné. Après une première expérience associative et musicale de plusieurs années (Kangourou Groove Box), l’union familiale coulait de source. Et ce en dépit des formations des uns et des autres, plutôt éloignées du design : biologie cellulaire pour l’un, logistique pour l’autre, photographie pour le dernier. « Avoir créé une société nous donne davantage de crédibilité qu’un créateur seul », souligne Arnaud Benoît. « Etre à plusieurs permet de se soutenir en période de doute. Et, en famille, les disputes sont plus efficaces », plaisante-t-il. Si les idées naissent de discussions de groupe, la répartition des autres tâches s’est faite toute seule. L’aîné assure la partie commerciale et la supervision artistique. Grégoire, le cadet, achète les matériaux et trouve les ateliers de production. Clément, le benjamin, lui, gère la communication et le site internet.

Col'Clé - Pépin le Malinimage Col'Clé - Pépin le Malin

Best seller de Pépin le Malin : le col'clé, accessoire magnétique pour ne plus avoir à chercher ses clés au fond de son sac.

© DR

« Aujourd’hui, la société Pépin le Malin tourne très bien, se réjouit Arnaud Clément. C’est aussi parce qu’on ne vend pas seulement nos créations mais aussi notre savoir-faire et nos réseaux ». Côté produits 100 % Pépin le Malin, le plus grand succès commercial se nomme Col’Clé, un astucieux système aimanté pour retrouver facilement ses clés dans son sac à main. La gamme compte aussi des coussins « monstre » aux couleurs vives, des lampes, des patères en forme de silhouette, des serviettes de plage « 360° », un doudou étiquette, etc. Outre son showroom bien réel à Rennes, Pépin le malin peut s’appuyer sur son site internet, un relai essentiel des ventes, et sur un réseau de distributeurs (60 boutiques en France et plus d’une vingtaine à l’étranger).



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