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    Rapport de la Fondation Abbé-Pierre : le mal-logement face à la crise

    03 févr. 2010

    La Fondation Abbé Pierre a publié son 15e rapport annuel sur le mal-logement lundi 1er février. Celui-ci fait cas de dix millions de personnes touchées par la crise du logement : 100 000 personnes sans domicile fixe, 3,5 millions de mal-logés et 6,6 millions dans une "situation de réelle fragilité".

    Dans les 230 pages de son rapport, la fondation insiste sur plusieurs points : le nombre d’enfants mal-logés portés à 600 000, le manque criant de logements, les lois inapplicables ou inappliquées.

    La crise économique ne contribue pas à améliorer la situation : baisse des constructions, des loyers encore trop élevés pour des ménages avec moins de ressources… "La crise économique contribue à aggraver celle du logement", s’alarme la fondation.

    "Toutes catégories confondues, il faudrait 900 000 logements de plus pour répondre à la demande", affirme Christophe Robert, directeur d’études à la fondation Abbé Pierre. Et d’ajouter : "On manque de logements sociaux… Et au lieu de soutenir la construction, on baisse les subventions…"

    Solutions envisageables

    Face à ce constat qui chaque année apparait alarmant, la fondation Abbé Pierre préconise plusieurs solutions. Elle propose d’imposer dans tout programme immobilier de plus de 10 logements un quota minimum de 30 % de logements à loyers accessibles.

    Autre mesure : généraliser la taxe sur les logements vacants, expérimentée actuellement dans huit agglomérations. Dans ces villes tests, le nombre de logements vacants a baissé de 20 à 40 % contre 8,5 % dans le reste de la France.

    Enfin, parmi les grandes pistes proposées par la fondation : encadrer la hausse des loyers entre deux locations. Actuellement, la hausse annuelle du loyer est limitée à un indice de référence, lorsque les locataires restent dans le logement. Au contraire, quand l’appartement se libère, le propriétaire peut augmenter son prix librement, même s’il n’a pas fait de travaux.

    "Il faut également réaffirmer la lutte contre l’habitat indigne, en fixant un objectif de traitement de 100 000 logements par an", indiquent les auteurs du rapport. Selon les estimations ministérielles, un million de personnes vivraient dans des habitats insalubres, mettant la santé de leurs occupants en danger.

    La fondation interpelle aussi sur la montée de la "précarité énergétique". Près de 3,5 millions de ménages n’auraient pas les moyens de se chauffer correctement.

    Critique de l’UNPI

    Face à cette situation, l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) réagit. Si Jean Perrin, président de l’UNPI, prend note de ce constat, il estime "disproportionnée" l’agitation provoquée par le rapport.

    L’UNPI s’appuie sur une énquête sur le logement de l’Insee, datant de 2006 pour affirmer une tendance à l’amélioration des conditions de confort des logements sur le long terme. D’après cette enquête, le nombre de ménages en situation de surpeuplement est en baisse avec 16,8 % des ménages en 1984, 11,8 % en 1996 et 9 % en 2006.

    Et face aux propositions de la fondation Abbé Pierre, l’UNPI considèrent que certaines d’entre elles risquent d’aggraver la crise au lieu de la résoudre…

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